« Ma maîtresse est une connasse », un clip de Mélissa Theuriau contre le harcèlement

Le harcèlement scolaire est un phénomène infiniment grave, il faut agir contre, et le ministère a bien raison de s’attaquer à ce problème, parfois difficile à repérer, difficile à combattre aussi. Mais je pense qu’il n’a pas tout à fait choisi le bon moyen…

La vidéo en question: https://www.youtube.com/watch?v=0adjfOART6A

Quand j’ai vu cette vidéo contre le harcèlement scolaire pour la première fois, j’ai été très choquée. C’est carrément une pub anti-prof! On n’a vraiment pas besoin de ça. Je n’en reviens pas. Sur un sujet pareil, si important, on pouvait sans doute imaginer quelque-chose qui ne véhicule pas l’image d’une enseignante aussi stupide, vissée à son tableau, ne présentant qu’un exercice débile devant des élèves indifférents à son exercice (et on les comprend). Elle ne les regarde presque jamais, elle a le regard vide d’une hystérique, et elle ne sait pas faire cours.

Je suis désolée que le ministère ait accepté ce film, c’est sans doute pour faire plaisir à Mélissa Theuriau (?) mais quand je vois ça, je sens tout le mépris qu’il contient envers ma profession, et ça m’afflige complètement. Dire que c’est diffusé dans les cinémas. La leçon de ce clip, destinée à la population: si vos enfants se font harceler en milieu scolaire, c’est bien sûr à cause de leur maîtresse, cette débile mentale qui ignore ses élèves, et même qui contribue activement à leur harcèlement. Moi qui essaie de me battre pour la pédagogie de projet, l’interdisciplinarité et les pédagogies actives, je suis blessée par cette campagne qui nous méprise et nous salit. Je peux vous dire que lorsque mes collègues ou moi-même suspectons un cas de harcèlement, nous faisons tout notre possible pour stopper les choses.

Pour agir contre le harcèlement, est-ce qu’il faut vraiment accuser les profs ? Ne faut-il pas plutôt aller dans les écoles faire des formations sur le repérage de ce phénomène terrible? Ne faut-il pas promouvoir des pédagogies actives et coopératives qui vont apprendre aux élèves la vie de groupe, le respect de l’autre…? Je ne vois pas en quoi ce clip peut être susceptible de changer quoi que ce soit, si ce n’est d’aggraver la mauvaise image des enseignants dans la population.

18 thoughts on “« Ma maîtresse est une connasse », un clip de Mélissa Theuriau contre le harcèlement

  1. Bonjour,

    Je tiens à vous dire que j’ai été choquée par ce clip également et surtout par le comportement de cette enseignante qui fait cours à des Ce2 comme à des étudiants de licence.
    J’ai davantage été choquée par cette image que par l’aspect profondément maladroit du clip qui est – en fait – je pense destiné surtout aux élèves mais cela n’excuse en rien cette image du prof – que nous ne sommes pas !!!! – que je condamne pareillement …
    Au plaisir de vous lire,
    Enilda

  2. Merci beaucoup pour votre message: je me disais bien, aussi, que je ne devais pas être la seule à avoir été choquée. Finalement, ce spot a le mérite de nous faire réagir, c’est peut-être un des buts recherchés? (Je cherche son mérite…) On remarque au passage que c’est une femme qui a du mal à enseigner, et que c’est une petite fille qui console le petit garçon: je trouve qu’il véhicule aussi quelques petits stéréotypes de genre. Mais je pense qu’au départ les intentions étaient vraiment excellentes, et que ce phénomène terrible du harcèlement mérite effectivement une campagne, pour qu’on en parle dans les chaumières. J’espère que les gens en arriveront à d’autres conclusions que « si les profs n’étaient pas si nuls, ça n’arriverait pas! » J’espère aussi que la campagne ne se limite pas à un clip et qu’elle est prolongée par des formations, des animations sur le sujet, sur le terrain.

  3. Je découvre cette vidéo qui me fait l’effet d’une gifle.
    Votre article pose des mots sur mes sentiments et je vous en remercie.

  4. Bien suuuur, les
    Enseignants colles au tableau, sourds et aveugles, qui avancent dans se soucier des momes….en fac mais pas à l école!
    Comment ce spot a t
    Il pu être validé?!

    • Désolée de contredire encore une idée reçue, mais en fac il y a aussi des profs qui se soucient de leurs étudiants, même en amphi.

  5. Je ne connaissais pas ce clip. Je n’en reviens pas. Quelle image des profs ela renvoie! Outrée

  6. Mais voilà la maitresse débile rassure : où on irait si les profs étaient malins, qui prendrait le rôle de l andouille?

  7. Cette Melissa elle est prof ? Elle est qui ? Elle est quoi ?
    Je lui cherche une légitimité en fait. Car ce travail est choquant, diffamatoire, calomnieux.
    Qui est elle pour bombarder une profession pour 3 cas isolés ?
    Qui est cette femmes ?!

    • C’est une journaliste très célèbre, la femme de Jamel Debouzze. Elle a sûrement voulu bien faire, mais c’est vrai que pour les profs qui regardent le spot, c’est assez blessant. Le film contient aussi des choses subtiles, et je crois qu’ils ont voulu faire voir les choses du point de vue de l’enfant harcelé, -ce qui en soi est louable- qui perçoit sûrement le contenu de la leçon de cette façon, brouillée, lointaine, avec une prof qui ne fait pas attention à ce qui se passe: je crois que dans les intentions, il y avait ça au départ… Le problème est que nous-et surtout nous les profs- on voit avant le reste: une prof insensible et incompétente; ça nous fait mal vraiment mal au coeur. Un enfant qui regarde ce spot ne verra pas les choses de la même manière, je pense, car le prof n’est pas non plus le personnage principal. Après tout, il faut parler du harcèlement… Mais c’est vrai que pointer la culpabilité professorale de cette manière, je ne trouve pas que ça fasse forcément avancer les choses: ça fait plutôt reculer la confiance qu’on peut placer en nous.

  8. Ce clip est absolument exact dans la vérité qu’il décrit. Je suis enseignante en lycée après avoir connu primaire et collège. Fin de carrière. Malgré mon expérience, il m’arrive de retrouver des petites boules de papier au sol en fin de cours, lancées dans mon dos. Croire et faire croire que les enseignants sont parfaits et ne sont jamais chahutés est une faute déontologique. Les syndicats qui sont tous montés au créneau en poussant des cris d’orfraies vont à l’encontre des intérêts des PE. (Quand on sait que les syndicats ne représentent qu’une infime minorité d’enseignants. Eux aussi feraient bien de se remettre en question.)

    « Je peux vous dire que lorsque mes collègues ou moi-même suspectons un cas de harcèlement, nous faisons tout notre possible pour stopper les choses. »

    Ceci est faux dans la réalité. Car avant de s’apercevoir que le harcèlement a lieu (et il a évidemment toujours lieu à l’insu de l’enseignant, aussi doué soit-il), il passe de l’eau sous les ponts. Pire même, ce sont les harcelés qui quittent dans la plupart des cas l’établissement. Les harceleurs, quasiment jamais. Sans que cela choque beaucoup.

    Il est honteux que ce clip soit détourné de son sujet par des critiques corporatistes à des années lumière de la réalité du terrain qu’il faudrait donc cacher au grand public. Grand public qui doit absolument croire que tous les enseignants sont parfaits. Je suis persuadée que si ces harceleurs (dans le film) avaient agi dans la cantine d’une école primaire et à l’insu du personnel municipal de surveillance, tous les critiques auraient gardé le silence et n’auraient en aucun cas défendu ce personnel.

    Stop au corporatisme aveugle et aveuglant. Vous ne rendez pas service aux enseignants par des révoltes totalement à l’opposé du sujet proposé.

    • Vraiment, je ne suis absolument pas corporatiste, je vous assure, j’ai juste été choquée de voir que dans une publicité, on représentait ainsi l’enseignant. Je suis tout à fait solidaire des enfants harcelés, complètement passionnée par mon métier. Quand on voit les réactions des gens dans des médias grand public suite à cette vidéo, dans les commentaires, on trouve des réactions violemment anti-profs, je ne comprends pas que la sensibilisation contre le harcèlement doive se faire au prix du dénigrement de l’enseignant. On pourrait aussi suggérer que dans une école, il existe des adultes vers lesquels se tourner… Pourquoi dites-vous que c’est faux quand j’affirme que je fais tout ce que je peux pour éviter le harcèlement? Vraiment vous me blessez en sous-entendant quelque-chose de la sorte. Non les enseignants ne sont pas parfaits. Il y en a même quelques uns qui sont horribles, voyez-vous, comme dans toutes les professions vous trouvez parmi eux des gens qui laissent à désirer. Mais quand verra-t-on un spot télévisé avec un policier commettant une bavure pour faire la promo d’un numéro vert? ou un juge véreux? ou un boulanger crachant dans sa pâte à pain? Non, on ne le verra jamais. Mais montrer le dysfonctionnement d’un enseignant,dans des salles de cinéma remplies d’enfants, c’est tout à fait normal. (Et vous pouvez aussi dire du mal des syndicats au passage, je ne suis absolument pas syndiquée et je ne représente que moi-même.)

  9. Et comme le dit un commentateur ici, ce clip est le point de vue des élèves auxquels il est destiné. Il est présenté comme une situation surréaliste, rêvée. L’enchaînement des images, la quasi transformation des bruits démontrent qu’il s’agit d’une « réalité transformée ». Un élève de 5e est capable de lire ce type d’image. Il est triste de constater que des syndicalistes et enseignants, pour des raisons qui leur appartiennent, préfèrent centrer leur « défense et illustration » sur l’enseignant en oubliant les souffrances de l’élève.

    Rassurez-moi: le sujet de ce clip, c’est bien le harcèlement des élèves sur un élève? Pas la didactique d’un enseignant. Ni le sujet tabou des professeurs harceleurs. Qui évidemment n’existent pas, c’est bien connu.

    Je suis absolument outrée de lire et d’entendre ce corporatisme qui tuera notre profession bien plus vite qu’un clip d’une minute!

    • Vous remarquerez que le commentateur qui dit que le clip reflète le point de vue de l’élève harcelé, c’est moi-même, l’auteur du billet. J’ai tout à fait relevé ceci, comme vous. Sauf qu’on ne le perçoit qu’après pas mal de réflexion: un spot, c’est court, et ce qu’on voit de prime abord, c’est bien l’air hagard de cette enseignante complètement à côté de la réalité, cette enseignante qui contribue au mal-être de ce petit bout de chou.
      Faisons des clips sur les profs harceleurs, financés par le ministère, pourquoi pas. Moi aussi, figurez-vous, j’ai eu à lutter dans ma vie contre des enseignants harceleurs, je sais tout à fait ce que c’est -et c’est exactement pour cela que dans ma vie, j’ai décidé d’être le contraire. C’est même le but de ma vie: être une prof qui est à l’écoute de ses élèves. Même si je ne dois pas y arriver parfaitement tous les jours non plus, parce que personne n’est parfait, c’est vraiment ce que je m’efforce de faire. Faisons des clips alors contre tous les moutons noirs de toutes les professions. Pourquoi il n’y aurait que la nôtre qui aurait droit à ce traitement de faveur?
      Si nous réagissons de façon aussi vive, c’est parce que c’est notre idéal qui est attaqué.
      Mais vous savez, je n’avais pas l’intention de faire un buzz, d’autant plus que je n’ai rien de personnel contre Mélissa Theuriau, ni contre Najat Vallaud-Belkacem. Si finalement, je ne regrette pas cet article dicté par une impulsion strictement personnelle, c’est parce que, depuis, j’ai reçu pas mal de messages d’instits qui me disent « merci d’avoir mis des mots sur mes émotions », mais aussi surtout parce que faire du bruit autour de ce clip, ce sera aussi un moyen -peut-être tordu, mais un moyen quand même- de parler du harcèlement, de dire bien fort que ce phénomène est insupportable et que nous devons nous mobiliser pour le repérer et pour l’endiguer.
      Et si ce clip n’était pas si mauvais, parce que finalement, en nous choquant frontalement, il permet avant tout de parler du harcèlement à l’école?

  10. J’ai moi aussi été indignée pzr ce clip lamentable. Le ministère de l’Éducation Nationale lance une campagne contre le harcèlement scolaire. Pourquoi pas? Mais il choisit de le faire par le biais d’un clip destiné au grand public qui véhicule une image inacceptable et désuète des profs: indifférents, sans un regard pour les élèves, griffonnant n’importe comment au tableau, faisant cours comme au siècle précédent, laissant le chahut s’installer dans la classe sans réagir, responsable finalement du harcèlement. Où est le respect pour notre professionnalisme? Jusqu’où va aller la caricature de nos pratiques pédagogiques? Jusqu’à quel point ce ministère va-t-il continuer à mépriser ses personnels? Plusieurs syndicats enseignants ont réagi et demandent que la video ne soit pas diffusée. Ils ont raison. Mais la ministre s’enfonce dans l’autisme, répond comme d’habitude qu’on n’a rien compris et défend sa campagne caricaturale. Le problème du harcèlement mérite un autre traitement que ce clip inepte et insultant pour toute la communauté éducative.

  11. Je ne suis pas d’accord avec ce que vous écrivez et je trouve ça même plutôt déplacé.
    Le sujet en question est le harcèlement à l’école et ce clip vidéo s’adresse essentiellement aux enfants.
    Je ne suis pas enseignante, je suis parent. Je suis sensible à cette campagne, non pas parce qu’un de mes enfants soit harcelé mais plutôt parce que mes enfants sont de nature empathique.
    Et ce clip est pour moi très bien fait puisqu’il permet d’ouvrir le dialogue avec ses enfants.
    Certes il est un peu caricatural mais il ouvre des pistes : l’enfant harcelé, les enfants harceleurs et les enfants témoins de ce harcelement. Une discussion qui peut devenir très riche.
    Et très franchement, après le visionnage de cette vidéo, il ne m’est pas venu à l’esprit une seconde un jugement négatif par rapport à l’enseignant. Il est au second plan. On se met rapidement à la place de l’enfant. L’enseignant ne voit pas, non. C’est ainsi. Mais très souvent les parents non plus ne voient pas. C’est ainsi aussi. Pas de jugements : un constat.
    Dernière chose même si je peux passer pour virulente, je suis assez agacée par toutes ces réactions négatives parce que je les trouve aussi caricaturales du « jamais content ».
    Le harcèlement sort du tabou, nous en parlons et des actions sont mises en place. Arrêtons donc de ne retenir que le négatif !

    • J’ai aussi écrit un article en faveur de la campagne contre le harcèlement, et personne ne le lit. Celui-ci, qui était une réaction spontanée et très personnelle d’enseignante qui se sent atteinte dans l’idéal qu’elle poursuit, n’était pas destiné, dans mes intentions, à dépasser le lectorat habituel de mon petit site discret , c’est à dire, dans mon esprit, une trentaine d’amis. Il a été lu par des milliers de personnes. Je ne suis pas du tout quelqu’un de négatif, et quand je travaille sur le thème des personnes dites différentes avec mes élèves, je ne me contente pas de leur en parler, ou de leur faire regarder un clip. Car je crois que la sensibilisation des enfants doit passer par des programmes éducatifs moins superficiels. Le reste du site du ministère dédié au harcèlement est d’ailleurs bien fait, car il propose des ressources aux enseignants. Vous pouvez aussi voir ce que je fais moi-même avec mes élèves pour l’intégration des personnes dites différentes, sans attendre cette campagne : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/06/01062015Article635687407886074533.aspx
      Permettez-moi d’être désolée tout de même qu’un spot fait par mon propre ministère considère qu’aujourd’hui une prof fait encore cours principalement dos aux élèves. Permettez-moi d’être désolée de constater aussi que pas un moment il ne soit suggéré dans cette publicité qu’il existe dans une école d’autres adultes de confiance si l’un d’eux vient à être défaillant. Permettez-moi de constater que ça ne dérange personne qu’on tape sur les dysfonctionnement des profs (ceux-ci doivent considérer même ça « bien » qu’on donne cette image d’eux à toute la société) mais que bizarrement il n’existe pas d’autres spots où les dysfonctionnements d’autres professions soient pointés du doigts. Si je réagis passionnément, c’est aussi parce que j’aime mon métier et je souffre de l’image qui en est donnée. Par exemple, regardez les commentaires du grand public sous ce clip; on voit les gens dire  » ces profs fainéants qui laissent tout faire, voilà pourquoi tout va mal! » Il n’y a pas que les enfants qui regardent ce spot, il y a aussi les parents qui les accompagnent dans les salles de cinéma…
      On parle de restaurer l’autorité des professeurs aussi. Vous croyez vraiment que ce spot puisse y aider? Si vous me connaissiez, vous sauriez que je suis tout le contraire d’une râleuse et qu’il est bien rare que je me mette en colère contre quelque-chose. Je pense réellement qu’il est possible qu’une campagne contre ce fléau ô combien complexe et sensible se fasse sans mise en cause d’une profession. Car ce petit roux, on le comprend bien, est le symbole touchant de tous les enfants persécutés… mais le professeur à son tableau, lui, ne serait pas le symbole de tous les enseignants?
      Cette image de l’école qui est donnée peut-elle aider les enfants à aimer l’école? Elle leur dit « bienvenue en milieu hostile »… Je crois qu’on pouvait donner aux enfants le même message de solidarité entre eux, qui est beau, un peu autrement.
      Et si je suis contente d’une chose dans cette polémique, c’est qu’au moins, elle aura fait aussi parler au passage un peu plus du harcèlement. Car la campagne dans son ensemble, en dehors de ce clip, je ne la rejette pas, je la soutiens!

  12. Je ne vois pas en quoi il serait corportatiste de se sentir dérangé par ce clip qui, effectivement, montre une enseignante aveugle et dépassée. Cela ne nie pas les difficultés que certain(e)s de nos collègues peuvent effectivement rencontrer. Cela ne veut pas dire non plus que les profs maîtrisent absolument tout, ni qu’au contraire, ils ne maîtrisent rien. Il y a un juste milieu, et il faut éviter les généralisations de toutes sortes. Il convient quand-même, comme Françoise Cahen le fait très justement, de s’interroger sur le message renvoyé par ce clip. Etait-il nécessaire de sous-entendre qu’un élève harcelé ne peut pas trouver de l’aide auprès d’un adulte, mais uniquement auprès d’un autre enfant ou avec un simple numéro de téléphone? C’est cela qui me dérange. Je crois, effectivement, que la profession est assez fragilisée comme ça dans l’inconscient collectif, et je trouve également dommage que cette réalisatrice, dont j’apprécie par ailleurs le travail et l’engagement d’habitude, ait commis cette maladresse (involontaire j’imagine). J’aurais peut-être davantage apprécié que ce clip s’inscrive alors dans un ensemble où d’autres clips montreraient que les adultes (membre de la communauté éducative, parents etc) peuvent aussi représenter un recours, un soutien, et jouer eux-aussi un rôle important. Il s’agirait alors, pour contre balancer, de montrer un(e) enseignant(e) qui sait aussi gérer sa classe (car cela arrive aussi, je vous assure, même dans des classes réputées difficiles). Peut-être aussi pourrait-on penser à d’autres situations vécues avec des parents, ou des situations de harcèlement vécues par des élèves plus vieux, comme au lycée par exemple pour chercher ne identification plus large. Il est peut-être encore temps de compléter ce clip avec d’autres prises de vues donc, qui rendraient le message plus à même de représenter une réalité plus complexe.

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